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LES ATELIERS DE PRODUCTION MESSERSCHMITT Il s'agissait d'énormes hangars en bois où les différentes pièces en aluminium du type d'avion Messerschmitt 109 (chasseur) étaient assemblées. Les pièces détachées (pièces du fuselage, la queue, le nez, les ailes, le dispositif d'atterrissage, la cabine…) y étaient acheminées par camion. Ces pièces devaient être transportées en courant aux endroits dans les hangars où on en avait besoin. L'avion était d'abord assemblé complètement. Les prisonniers recevaient à cet effet les outillages nécessaires tels que les foreuses, rivets, marteaux, tournevis, etc. Il s'agissait d'une sorte de chaîne de production vivante. Les pièces assemblées devaient être transportées par les prisonniers vers le point d'assemblage suivant. Une aile assemblée devait par exemple être transportée à l'endroit où on assemblait les ailes au fuselage complet. Cela s'opérait toujours de la même manière et selon la recette bien connue puisque rien n'allait vite assez. Le fait de pouvoir travailler dans un environnement protégé était le seul avantage que connaissaient les prisonniers qui y travaillaient (les « spécialistes ») par rapport à ceux qui étaient affectés à la sylviculture ou au travail dans les carrières. Lorsqu'un avion était « achevé », on en enlevait les ailes et on chargeait deux appareils par camion. Les fuselages étaient placés sur la remorque. Les paires d'ailes étaient fixées sur les flancs. On couvrait le tout d'un filet de camouflage et le camion partait vers une unité de finition. On pouvait en principe assembler un avion par heure. On travaillait finalement dans un système par équipes. La production était seulement suspendue lorsqu'un avion survolait l'endroit ou lorsqu'on bombardait des villes ou terrains industriels à proximité. Après la guerre, on a entièrement démonté les baraques. | ||||||
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